Pour détruire la présomption d’imputabilité, il faut apporter la preuve que la cause de l’accident est totalement étrangère au travail.
La CPAM avait refusé de prendre en charge comme accident du travail, un malaise mortel survenu sur le lieu de travail au motif que les conditions de travail étaient normales, qu'elles ne présentaient pas de motif particulier de stress et qu'aucune anomalie quelconque, notamment dans l'accomplissement du travail, n'avait été relevée le jour du décès. Position rejetée par la Cour de cassation car, en l'espèce, l'expert a indiqué qu'il est possible de considérer que le travail est totalement étranger au décès mais que c'est loin d'être une certitude et qu'il convient d'apporter la preuve que la cause de l’accident est totalement étrangère au travail.
Cass. 2e civ., 11 oct. 2006, no 04-30.878, CPAM d'Arras c/ Duhamel et a.